CAFI est l'acronyme de Cité d'Accueil des Français d'Indochine, "Cité" plus communément appelée "Camp" par les habitants du site, puisque ancien camp militaire.

 

Avril 1956, Louise, 9 ans, de père français et de mère vietnamienne, dite eurasienne quitte l’Indochine avec toute sa famille sur le bateau le ''Captain Cook''. L’appareillage est précipité, mais dans leurs bagages un morceau de leur monde, des graines : piment, maïs blanc, liseron d’eau, aubergine violette… '' La France est sûrement impatiente de nous rencontrer : une grande dame debout au bord de la mer, vêtue de bleu, de blanc, et de rouge''.

Mais l'arrivée est sinistre, l’accueil brutal, si loin de l’image rêvée. En 2015, la mère de Louise vit encore dans cet ancien camp militaire, lieu de transit provisoire et dans des baraquements non conçus comme lieux d'habitations.

 

La mise en scène sobre et inventive est signée par Georges Bigot, homme de théâtre emblématique qui fut longtemps acteur aux côtés d’Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil. 

 

Crédit photo / CEP
Crédit photo / CEP

Ce que raconte CAFI

 

CAFI dévoile la trame de deux univers: ce pan d'histoire de France méconnu et particulier de la décolonisation de l'Indochine et celle, plus familière et plus générale de la migration. En suivant Louise, eurasienne, de son exil vietnamien en 1956, à ses vieux jours dans le ''camp des Chinois'' dans le Sud-Ouest de la France, CAFI tisse, 'métisse' les fils de l'histoire de ces milliers de français pas tout à fait comme les autres puisque dits: ''d'Indochine''. À travers ses émotions, ses questionnements, l'expression de sa force de vie, souvent avec humour, Louise nous amène à sentir, presque éprouver la double expérience vécue par ces familles rapatriées d'Indochine mais peu connue car occultée par le masque de la citoyenneté française: celle de l'indigène et de l'immigré.

Indigène, par la persistance, en France, de l’esprit colonial dans l’accueil contraignant et encadré et qui, en outre, n’est pas sans écho avec l’histoire des camps d’internement. Indigène, dans des relations ambivalentes, oscillant entre un paternalisme autoritaire de l’administration et, de la part de la population locale, une condescendance, de la crainte même parfois.

Inspiré de témoignages existants, articulants sous une forme théâtrale, texte et univers musical original, CAFI nous plonge donc dans les remous des migrations, élément constitutif de la société française actuelle. 

 

"Sainte Livrade, Sainte-Livrade, je me demande bien à quelle sainte on va nous livrer? C'est bientôt le bout du voyage. J'ai hâte de découvrir ma nouvelle maison, mon nouveau chez moi. Prochain virage, j'ouvre les yeux sur une pancarte: C.A.R.I.; puis en plus petit, Cité d'Accueil des Rapatriés d'Indochine. La pancarte est collée à la vitre avant du bus. C'est donc nous les rapatriés d'Indochine? Mais qu'est-ce que ça veut dire: RA-PA-TRIES?"

 

 

Le texte CAFI de Vladia Merlet est disponible à la vente auprès de Christophe Chomant Éditeur.

Il existe une version lecture théâtralisée et musicale de ce texte interprétée par Vladia Merlet et David Cabiac.

Production


Mise en scène / Georges Bigot

 

Écriture et Interprétation / Vladia Merlet

Création Musicale et Interprétation / David Cabiac

Interprétation et suivi de mise en scène / Frédéric Laroussarie

Création lumière / Georges Bigot et Olivier Petitgas

Costumes et accessoires / Stefany Valet

Régisseurs en tournée / Véronique Bridier ou Olivier Petitgas

Crédits Photos / Yvan Philmer et Fabrice Lépissier

 

 

Production / Diffusion / LE BRUIT DES OMBRES

 

Coproduction / Cie ''Par les temps qui courent...'' / ACSÉ / Conseil Général du Lot et Garonne (47) / Conseil Général de la Dordogne (24) / Communauté d'Agglomération du Grand Villeneuvois (47) / Harri Xuri Sivom Artzamendi (64) / Théâtre Georges Leygues de Villeneuve sur Lot (47)

 

Spectacle en coréalisation OARA

 

Avec les soutiens du Théâtre du Fon du Loup de Carves (24) et du Théâtre des Mazades de Toulouse (31)


// CAFI est passé par 

- le Festival International de Théâtre Sens-Interdits co-organisé par le Théâtre des Célestins de Lyon (69),  le Festival des Jeux du Théâtre de Sarlat (24), le Théâtre du Pont-Tournant de Bordeaux (33), l'association Excit'oeil (24), le Festival les Zapartés (24), le Centre Culturel de Boé (47), le Lycée Jean Monnet de Libourne (33), le C.A.F.I., la Salle de la Rode à Domme (24), La maison du Grand Site de Monpazier (24), La Bibliothèque Municipale d'Ambarès et Lagrave (33), Le Paradis (Galerie Verbale) de Périgueux (24), le Centre Culturel de Fumel (47), la bibliothèque de Bordeaux-Mériadeck (33), le Festival Les Passagères de Beauregard (46), le Festival Segal'Art de Prendeignes (46), le Festival Remise à Neuf à St Jean de la Blaquière (34), le Festival de Blaye (33), l'Association Culturelle Thalis'Art de St Eutrope de Born (47), l'ENAP d'Agen (Ecole Nationale d'Administration Pénitentiaire), le Théâtre Comoedia de Marmande (47), la Salle Culturelle Xarri Xuri à Louhossoa (64), l'Espace d'Albret de Nérac (47), le Théâtre Georges Leygues de Villeneuve-sur-Lot (47), le Théâtre des Mazades de Toulouse (31) dans le cadre du festival ''Made in Asia'', le Théâtre du Fon du Loup à Carves (24), les Rencontres de Duras (47), le Festival des Arts du Récit: "Il était une voix" 2010 et 2011 dans le département du Lot et Garonne (47), la Salle Théophile de Viau d'Aiguillon (47), la Bibliothèque de Quint-Fonsegrives (31), Le Théâtre de l'Opprimé à Paris (12e), le Théâtre Comoedia de Marmande (47), Beauregard-de-Terrasson (24), le Théâtre Le Liburnia de Libourne (33), le Centre Culturel de l'Alambic des Arts de Villeneuve-de-Marsan (40), l'Espace François Mitterrand de Bergerac (24)

 

le Bruit des Ombres

lebruitdesombres@gmail.com